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		<title>Hypertopic  - Recent changes [en]</title>
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		<description>Track the most recent changes to the wiki in this feed.</description>
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		<item>
			<title>Traduxio fr</title>
			<link>http://www.hypertopic.org/index.php?title=Traduxio_fr&amp;diff=2951&amp;oldid=prev</link>
			<description>&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Numérique ? Quel intérêt ?:&amp;#32;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;New page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;== La question du sens ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En fournissant un cadre formel aux activités intellectuelles, &amp;quot;l'informatique pose la question du sens&amp;quot; (Arsac, 2003). En effet, la découverte progressive de ce qui est formalisable nous aide à connaître davantage la part irréductible à toute formalisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, passer au crible d'une &amp;quot;sémantique interprétative&amp;quot; les outils informatiques des professions intellectuelles devrait permettre tout à la fois :&lt;br /&gt;
* de révéler pourquoi ces outils sont souvent critiqués par les praticiens,&lt;br /&gt;
* de cartographier dans cette profession ce qui serait de l'ordre de l'explication (partiellement formalisable) et de celui de la compréhension (irréductible à la formalisation), &lt;br /&gt;
* de redécouvrir les vertus d'outils parfois centenaires et d'en proposer des formes numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir travaillé notamment sur l'analyse d'images par des archéologues et l'analyse de textes par des chercheurs en sciences sociales, nous nous intéressons aujourd'hui à la traduction de textes &amp;quot;culturels&amp;quot; (littéraires, philosophiques, historiques...). Ce domaine est particulièrement intéressant pour nous car, alors que les outils d'aide à la traduction sont nombreux et largement utilisés en entreprise, ils sont soigneusement évités dans les sciences de la culture.&lt;br /&gt;
Qu'il s'agisse de traducteurs automatiques ou de mémoires de traduction, ces outils renferment en fait des hypothèses concernant le langage fort discutables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:machine_translation.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Figure 1. Traduction automatique d'un poème (copie d'écran).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon la théorie du langage qui se cache dans les outils de traduction automatique (cf. Fig. 1), la traduction se réduirait à l'application d'un ensemble de règles définies pour une langue &amp;quot;source&amp;quot; et une langue &amp;quot;cible&amp;quot;.&lt;br /&gt;
On retrouve ici la naïveté des premiers informaticiens qui, forts de leur réussite dans le chiffrement et le déchiffrement des messages durant la guerre, espéraient que la traduction serait du même ordre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première objection porte sur l'idée même de remplacer une forme par un autre tout en préservant sa signification. La théorie du langage ainsi que la pratique des langues nous enseignent que les correspondances strictes de forme à forme (ex : &amp;quot;London&amp;quot;/&amp;quot;Londres&amp;quot;) sont rares que ce soit au niveau des termes ou des phrases.&lt;br /&gt;
Par exemple, quand en une forme traduite ne permet pas d'exprimer la connotation d'origine, le traducteur pourra tenter d'exprimer cette connotation dans une forme voisine (Rastier, 2007).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième objection porte sur l'existence de règles au niveau de la langue. Selon les théories actuelles, si des règles existent, ce serait plutôt au niveau du genre que de la langue. En d'autres mots, il n'y aurait pas de règles universelles mais des normes pratiques à l'oeuvre dans des textes (Rastier, 2007). &lt;br /&gt;
Cette dernière objection pourrait d'ailleurs expliquer l'intérêt actuel pour les systèmes d'aide à la traduction basés non plus sur des règles mais sur des &amp;quot;cas&amp;quot;.&lt;br /&gt;
En effet, qu'il s'agisse de traduction automatique statistique ou de mémoires de traduction, les deux s'appuient sur des traductions réalisés dans le passé par des humains.&lt;br /&gt;
Le manque de précision de la traduction statistique empêche qu'elle soit utilisée par des professionnels, mais les mémoires de traduction sont couramment utilisées dans les agences de traduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Translation_Memory.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Figure 2. Recherche de segments similaires dans un mémoire de traduction (copie d'écran).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une mémoire de traduction est une sorte de base de données dans laquelle les traducteurs conservent des 'segments' traduits pour les réutiliser ultérieurement.&lt;br /&gt;
Ces segments doivent donc être suffisamment grands pour être indépendants de leur contexte et suffisamment petits pour être réutilisables tels quels ou avec de légères modifications (cf. Fig. 2).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la théorie du langage sous-jacente aux mémoires de traduction est moins naïve que celle de la traduction automatique, elle reste cependant discutable.&lt;br /&gt;
Tout d'abord, isoler des segments indépendants du contexte est assez irréaliste : &amp;quot;le contexte c'est tout le texte&amp;quot; (Rastier, 1998). &lt;br /&gt;
De plus, à part dans des textes très normés (courriers d'entreprise, textes de lois, manuels d'utilisation...) qui ne nous intéressent pas ici, il n'y a guère que dans les cas de citation que l'on retrouve de larges réemplois d'un texte à l'autre.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les mémoires de traduction ont beau mentionner parfois un &amp;quot;domaine&amp;quot; pour le fragment, elles font d'ordinaire l'impasse sur l'auteur, la date et le genre du texte original.&lt;br /&gt;
D'un impact limité sur la traduction de textes de la vie courante, ces informations sont pourtant capitales pour la traduction de textes culturels.&lt;br /&gt;
Enfin, le nom du traducteur n'est en général ni affiché ni même conservé, comme si la traduction était une &amp;quot;donnée&amp;quot; et non le résultat d'une activité créative et interprétative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun de ces manques nous révèle en négatif ce qui a fait, pour la traduction de textes culturels, le succès  des concordances depuis le XIIIe s. &lt;br /&gt;
&amp;lt;note&amp;gt;La première concordance connue est celle réalisée à partir de 1235 par des dominicains sous la direction d'Hugues de Saint Cher.&amp;lt;/note &amp;gt; &lt;br /&gt;
et des dictionnaires multilingues depuis le XVIe s. &lt;br /&gt;
&amp;lt;note&amp;gt;Le premier dictionnaire multilingue connu est le &amp;quot;calepin&amp;quot; (du nom de l'augustin qui le réalisa). En 1509, il comportait quatre langues : l'hébreu, le grec, le latin et l'italien.&amp;lt;/note&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En effet, ces deux outils, quand ils sont dédiés aux études classiques, comportent d'ordinaire des références précises au contexte, à l'auteur et parfois même à son courant (&amp;quot;néoplatonicien&amp;quot;, &amp;quot;présocratique&amp;quot;...). &lt;br /&gt;
De plus, les concordances sont construites sur des corpus homogènes (souvent les textes d'un même auteur ou d'une même période).&lt;br /&gt;
Enfin, une approche comparative est encouragée par certaines éditions bilingues (destinées notamment à l'exégèse) dans lesquelles plusieurs traductions concurrentes sont imprimées sur la même page.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Numérique ? Quel intérêt ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 À réécrire et à développer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La solution serait donc une sorte de concordance multilingue numérique, pourtant...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les concordances numériques existent déjà (ex : perseus.tufts.edu) mais conservent un mode de publication classique (temps de publication lent, et souvent besoin d'attendre que ce soit dans le domaine public), par ailleurs il faudrait souvent une hybridation des concordances, éditions et dictionnaires multilingues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* des wiki existent aussi sur lesquels on peut écrire des traductions (ex : wikisource), mais ne proposent pas de concordances (souvent même non bilingues), et le modèle reste celui du consensus comme dans wikipedia (une seule traduction avec éventuellement une discussion cachée dans un autre onglet).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agirait donc de mettre en place une sorte de concordance 2.0 (c'est-à-dire sur des traductions en train de se faire, consultables selon un mode garantissant le &amp;quot;fair-use&amp;quot;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bibliographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arsac, Jacques, « L'informatique pose la question du sens », In : Bernard d'Espagnat (éd.), Implications philosophiques de la science contemporaine, Tome 3, Paris : PUF, 2003.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Borillo, Mario, Informatique pour les Sciences de l’Homme : Limites de la formalisation du raisonnement, Bruxelles : Pierre Mardaga Éditeur, 1984.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rastier, François, Sens et signification. Protée, printemps 1998, 7-18.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rastier, François, La traduction : Interprétation et genèse du sens. Revue Texto !, 2007. http://www.revue-texto.net/index.php?id=2202&lt;/div&gt;</description>
			<pubDate>Sat, 04 Sep 2010 15:43:44 GMT</pubDate>			<dc:creator>Aurelien.benel</dc:creator>			<comments>http://www.hypertopic.org/index.php/Talk:Traduxio_fr</comments>		</item>
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